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Vous trouverez sur ces pages l'histoire de notre beau coin de pays, emprunté à l'album souvenir du 150em anniversaire de notre paroisse ! Édité en 1989. ( P.s. avec permission des Édition Louis Bilodeau et Fils Ltéé ), voir lien au bas des ces pages. ( Note: Le terme paroisse ici désigne un plus grand territoire que la Municipalité elle-même, vous comprendrez en lisant ce qui suit ! ). |
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Bonsecours, situé dans les Cantons de l 'Est ( Estrie ), rattache son histoire à l'évolution de la
colonisation de notre pays.
SITUATION RURALE 1628 - 1763 Dès 1628, la Nouvelle-France se colonise sous le régime seigneurial. Des nobles français, et plus tard, des officiers de la milice et des Canadiens notables obtiennent de grands territoires terriens, nommés seigneuries, moyennant une redevance annuelle à la couronne et le peuplement de leurs terres. Le non-respect de leurs devoirs leur enlève leurs propriétés. Les intendants du roi contrôlent les agissements des seigneurs. Ces territoires sont situés à proximité du fleuve ou de ses affluents. Les colons ( des censitaires ) qui obtiennent des lots dans les seigneuries doivent payer en nature des redevances sur tous leurs revenus, travailler aux corvées trois jours par année et renoncer à tout commerce avec l'extérieur, etc. Suivant le déboisement et le défrichement, les seigneurs installent moulins à scie et moulins à farine. Au fil des années les « habitants » augmentent et améliorent leurs conditions de vie. Les résidences des seigneurs se transforment en manoirs dont la plupart, aujourd'hui, sont des sites historiques provinciaux. Des paroisses bien structurées se forment sur ces territoires. 1763 - 1792 En 1763, par le Traité de Paris, la Nouvelle-France, cédée à l'Angleterre, se nomme « Province of Québec ». Une succession de gouverneurs anglais essaient de diriger cette colonie peuplée de Canadiens-français attachés à leurs coutumes, à leur langue et à leur foi. Alors commencent les discordes et les luttes sur les lois et les droits politiques. De nombreux immigrants anglais arrivent, ils occupent des postes de prestige ou obtiennent généreusement des terres. La division du terroir subit un virage. La méthode française des seigneuries est ignorée et finalement abolie le 18 décembre 1854. Certaines divisions s'appellent des cantons. Aux États-Unis, se vivent difficilement les premières années de l'Indépendance; alors les Loyalistes(1) et d'autres Américains, attirés par les facilités d'établissements au Québec, traversent les frontières et développent les Townships ( Canton de l'Est ). Pour améliorer l'économie de la province, en 1792, le gouvernement informe par un avis public de la possibilité pour tous d'obtenir des concessions dans les nouveaux cantons. Tous les curés transmettent l'invitation à leurs paroissiens. À cette époque, les seigneuries sont surpeuplées, mais les quitter pour s'éloigner sur des terres boisées, sans route, sans commodités n'est pas très attrayant. Plusieurs préfèrent s'exiler aux États-Unis pour travailler dans des usines. Pourtant des gens courageux voulant posséder leur propre terre, exercer pour leur compte des métiers ou des commerces achètent des lots dans nos cantons; ce sont nos ancêtres. CANTON DE STUKELY(2) En 1795, Joseph Bouchette, arpenteur officiel, délimite le canton de Stukely. Il comprend 152 lots de 200 acres chacun dont 42 réservés à la couronne et au clergé protestant; les 110 lots restants pour les preneurs intéressés. Entre 1793 et 1795, une pétition signée par plusieurs associés s'achemine au Comité des Terres pour obtenir une concession dans notre canton. Vers 1800, à la ligne située près de l'actuelle Route 112, le sud du canton de Stukely est déjà occupé majoritairement par des Américains. Ils sont près de leurs amis d'Eastman et de Knowlton; ils peuvent échanger avec la population anglaise Shefford et de Frost Village. Le chef de notre canton, Samuel Willard est parmi ces 65 occupants du sud. Il a épousé Lucinda, fille de l'Honorable Luke Knowlton; elle est née le 8 août 1771, à Newfane, localité située à une quinzaine de milles à l'ouest de la rivière Connecticut, entre Bellows Falls et Brattelboro. En 1800, ce Samuel Willard à la tête de 25 associés demande une concession dans Stukely qui englobe 11 rangs de 28 lots de 200 acres chacun, bornée au nord par le canton d'Ely, au sud par le canton de Bolton, à l'est par le canton d'Orford et à l'ouest par le canton de Shefford. Nommons ici, un pionnier évangélique de la région, le Révérant Reubin Garlick, missionnaire de Milford, Massachusetts, qui vient desservir la population anglaise de 1799 à 1805 ( année de son décès ); il est inhumé à Waterloo. Nous ignorons le nom du premier colon canadien-français, cependant des écrits nous apprennent que les premiers francophones sont des miliciens licenciés après la guerre canado-américaine ( 1812 - 1815 ). Le 27 mars 1827, venant de L'Acadie, région de St-Jean, Constant Cartier ( capitaine licencié ), ses fils Constant et Augustin Cartier obtiennent de la Couronne 800 acres sur les lots 13 - 14 - 15 des rangs 10 et 11. Le 30 juin 1827, François Languedoc obtient, lui aussi, 800 acres plus au sud, sur les rangs 1 - 2 - 3. Le 14 décembre 1836, Pierre, Augustin et Constant Cartier obtiennent d'autres lots dans les rangs 10 et 11 puis, en 1838, une autre portion de 600 acres. Que deviennent ces gens ? La plupart disparaissent ne laissant aucune trace de leur passage. La distance qui sépare le territoire de ses colons potentiels retarde la colonisation. Les statistiques indiquent 388 habitants dans le canton de Stukely en 1830. Que se passe-t-il au Québec pendant les années 1830 - 1838 ? Les chefs de file canadiens-français éprouvent des difficultés au gouvernement pour défendre nos droits. En 1837, la situation est si grave qu'elle se termine par des affrontements armés qui se déroulent dans la vallée du Richelieu où se regroupent les Patriotes. Les Anglais, vainqueurs, sous les ordres de Colborne « le vieux Brulôt », incendient les villages de Saint-Denis, Saint-Charles, Napierreville, Saint-Michel, Châteauguay, Beauharnois et au nord de Montréal, Saint-Eustache et Saint-Beboît. Autres conséquences de cette révolte: loi martiale à Montréal, des morts, des exilés, une douzaine de condamnés à la potence et des recherchés. Y a-t-il une relation entre ces troubles et le peuplement massif de notre canton vers la même période ? Nos premières familles canadiennes-françaises établies en permanence viennent de La Présentation, Saint-Hyacinthe, Saint-Denis, Saint-Antoine-de-Richelieu, Saint-Charles, Saint-Luc-de-Richelieu, Iberville, Saint-Jean, Châteauguay, Saint-Mathias, Chambly, Sorel, Montréal, Saint-Laurent, Sainte-Geneviève-de-Pierrefonds, Saint-Louis de Lobinière, Saint-Hilaire, Beloeil, Sault-aux-Récollts, Saint-Aimé-d'Yamaska et surtout de Saint-Césaire, paroisse qui donne les services religieux à nos pionniers. En 1834, la compagnie British American Land Co., ayant son siège social en Angleterre, possède un bureau d'affaire à Sherbrooke. Elle transige plusieurs contrats avec les premiers colons de Stukely. En 1842, elle obtient 2658 acres dans les rangs 5 - 6 - 9 - 10 et 11 de notre canton. Entre 1840 et 1850, la paroisse de Notre-Dame-de-Bonsecours ( North Stukely ) est très étendue. Le peuplement commencé depuis plusieurs années augmente rapidement. À l'intérieur de son territoire se forment quatre paroisses: Valcourt ( 1852 ), Sainte-Anne-de-la-Rochelle ( 1857 ), Lawrenceville ( 1922 ), et une partie de Racine ( 1906 ). Dès 1835, les Lefebvre, Surprenant, Longtin, Depelteau, Barbeau, Hébert, Pinsonneau, Lisabelle vivent à Stukely. Des parents et des amis les rejoignent. On retrace les noms des Archambault, Berthelette, Boissé, Bombardier, Boudreau, Bouthillette, Compagnat, Couture, Dulude, Gagnon, Lapalme, Lemay, Messier dit Saint-François, Rivard-Dufresne, Roberge, Tessier, etc. Nos pionniers s'installent dans les rangs 10 et 11 puis dans les rangs 7 et 8. Une descendance directe de ces pionniers occupait encore la terre ancestrale, il y a quelques années: dans le Rang 8, les Gagnon, d'André à Jean-Paul; dans le Rang 10, les Tessier, de Charles à Léopold et de Louis-Pascal à Emmanuel. Louis-Pascal Tessier recevait les premiers missionnaires pour les offices du culte; aux limites de son lot se firent les premières sépultures de Stukely. Dans les 7e et 8e rangs ( Route 220 ) se forme le village de North Stukely ( Notre-Dame-de-Bonsecours ), à la croisée de la première route de l'Estrie qui relie, depuis 1835, Montréal à Sherbrooke et de sentier qui relie Melbourne à Sherbrooke. En même temps, des lots sont habités dans La Grande-Ligne, le rang A, les rangs 5 et 6. Plusieurs rangs sont doubles. Le sud et le nord du chemin s'identifient d'un numéro différent. Ainsi se jumellent sur la même route les rangs 5 et 6, les 7 et 8, les 9 et 10. À l'aide d'une boussole ou d'un guide, les colons se dirigent vers leurs lots. Les longues distances se parcourent souvent l'hiver, leur marche étant facilitée par les cours d'eau et les marécages gelés. Nos ancêtres ont choisi de bâtir ce coin de pays tout neuf. Leur réussite est un exemple de courage, de vaillance, de foi religieuse profonde et de talents diversifiés. Les descendants de cette race valeureuse et les résidents de la dernière heure rendent un hommage reconnaissant à tous ces pionniers fondateurs. ______________________________________________________ (1) Loyalistes: Américains fidèles au roi d'Angleterre. (2) Stukely: nom d'un village d'Angleterre. revenir au début
La paroisse Notre-Dame-de-Bonsecours de Stukely-Nord est la première paroisse du district
de Bedford située dans le canton de Stukely, partie est. Elle est bornée au nord par le canton d'Ely, au
sud par le canton de Bolton, à l'est par le canton d'Orford et à l'ouest par le canton de Shefford.
Nos archives citent le nom des familles venues de la région de Saint-Hyacinthe et de la banlieue de Montréal. Nous lisons que les Tessier, les Gagnons, les Lussier, les Beauregard, les Plante, les Roberge, les Berthelette, les Lapalme, les Bourassa furent les premiers en poste en 1839 et au printemps 1840. L'affluence fut telle qu'un premier missionnaire, monsieur Joseph Médore Limoge fut envoyé de Saint-Hyacinthe pour dire la première messe en juin 1840 au Rang 10, où se trouve aujourd'hui ( en 1990 la terre de monsieur Bruno Jodoin ), où quelques défunts furent enterrés. D'autres missionnaires ont succédé à monsieur Limoge: Pierre Lafrance ( 1839 - 1841 ), Félix Perrault ( 1841 - 1842 ), François Marie Lamarre ( 1840 - 1844 ), Louis Turcotte ( 1844 - 1848 ), Joseph Magloire Limoge ( 1845 - 1846 ), Joël Prince ( 1846 - 1847 ), Pierre Boucher ( 1847 ), Edmond Leblanc ( 1848 ), Étienne-Hippolyte Hinks (1848 - 1849 ). De jour en jour, de nouveaux défricheurs viennent s'installer. Pendant l'été 1848, on construit la première chapelle. Elle fut élevée sur le lot 21 du 8e Rang de Stukely à quelque cent pieds au sud-est de l'église actuelle.
La première chapelle avait un jubé dans lequel on installe 20 bancs qui « sont vendus » le 17 juin 1849. Il est à noter que la cloche ne fut bénite que le 16 décembre 1858 et porta le nom de Marie Hortence. Le 26 novembre 1848, les premiers paroissiens se réunissent à la porte de l'église pour choisir un bedeau et établir son salaire: monsieur Louis Messier est nommé. Le 25 décembre de la même année, on procède à l'élection des premiers marguilliers: Calixte S. Gigon, Louis-Pascal Tessier et André Bellerose. Monseigneur Jean-Charles Prince, évêque de Martyropolis, coadjuteur de l'évêque de Montréal, procède à la première visite pastorale à Notre-Dame-de-Bonsecours les 24, 25 et 26 janvier 1849. Dans son rapport nous pouvons lire: À TOUS CEUX QUI LES PRÉSENTES VERRONT, SAVOIR, FAISONS: « Qu'aujourd'hui vingt quatrième jour de janvier mil neuf cent quarante-neuf, étant en visite pastorale dans les Townships de l'Est, nous avons béni solennellement et suivant le rite du Pontifical Romain, la première chapelle catholique bâtie dans les Township de Stukely, érigée à Dieu sous l'invocation de Notre-Dame-de-Bonsecours, ladite chapelle ayant 63 pieds de longueur par 36 pieds de largeurs et étant fournis d'une bâtisse adjacente de 31 pieds sur 24, dont partie employée en sacristie et le reste destiné au logement du Prêtre Missionnaire dont nous avons, le premier, occupé les appartements, dans le temps de notre visite. » C'est monsieur Octave Monet qui fut nommé le premier curé en 1849. Il y demeura jusqu'en 1854. Puis ce fut monsieur Ferréol Tremblay 1854 - 1857. Le premier août, c'est l'érection canonique. « Jean-charles Prince, par la grâce de Dieu et du Saint-Siège Apostolique, Évêque de Saint-Hyacinthe. À tous ceux qui les présentes verront, savoir faisons que vu: 1 - La Requête à nous adresser le dix-sept avril dernier par la majorité des habitants franc-tenanciers des quatorze derniers numéros dans chacun des onze rangs de Township de Stukely, District de Montréal, Diocèse de Saint-Hyacinthe, professant la Religion Catholique, et demandant l'érection en paroisse du territoire qu'ils habitent pour les raisons y énoncées, 2 - La commission par Nous donnée sur la dite Requête le six mai dernier à Monsieur Louis-Misael Archambault, l'un de nos archiprêtre et curé de Saint-Hugues, pour se transporter sur les lieux, y vérifier les faits allégués de la dite Requête, et Nous faire son par écrit, 3 - La procédure du dit Monsieur Archambault, notre député susdit sur la commission, 4 - Les notices légales qu'il en a données aux intéressés, 5 - Le rapport légal et par écrit qu'il Nous a fait le vingt-sept juin dernier constatant les faits et allégués de la dite Requête, ainsi que la majorité des habitants francs-tenanciers intéressés; En conséquence, le Saint Nom de Dieu invoqué, Nous avons érigé et érigerons par les Présentes en titre de Cure et de paroisse, sous l'invocation de Notre-Dame de Bonsecours, dont la Fête se célèbre tous les ans le vingt-quatrième jour de mai, les quatorze derniers Numéros dans chacun des onze rangs du Township de Stukely, formant une étendue de territoire d'environ cinq milles et demi de front sur environ onze milles de profondeur, borné comme suit, savoir au Nord par le Township d'Ely, à l'est par le Township d'Orford, au Sud par le Township de Bolton et à l'Ouest par la ligne qui sépare les quinzièmes Numéros des quatorzièmes Numéros dans chacun des onze rangs du dit Township de Stukely, pour être la dite Cure et Paroisse de Notre-Dame de Bonsecours de Stukely entièrement sous Notre juridiction spirituelle, à la charge par les curés et desservants qui y seront établis par Nous ou nos Successeurs de se conformer en tout aux règles de discipline ecclésiastique en usage dans ce diocèse, spécialement d'administrer les Sacrements, la parole de Dieu et les autres secours de la Religion aux Fidèles de la dite Paroisse, enjoignant à ceux-ci de payer aux dits curés ou desservants les dîmes et oblations telles qu'usitées et autorisées dans le Diocèse, et de leur porter respect et obéissance dans toutes les choses qui appartiennent à la Religion et qui intéressent le salut éternel. Mais comme le présent Décret est purement ecclésiastique, et qu'il ne peut avoir d'effets civils qu'autant qu'il sera revêtu de Lettre Patentes de Sa Majesté, Nous recommandons aux nouveaux paroissiens de la dite paroisse de Notre-Dame de Bonsecours de Stukely de se pourvoir au plus tôt auprès des autorités compétentes pour en obtenir la reconnaissance au civil. Sera le présent Décret lu au prône de la messe Paroissiale de la nouvelle paroisse de Notre-Dame de Bonsecours de Stukely le premier dimanche après réception. Donné en duplicata à Saint-Alexandre-de-Bleury, dans le cours de Nos visites pastorales, sous notre seing et sceau et le contre-seing de Notre Secrétaire le premier août mil huit cent cinquante-six. J. C. Évêque de Saint-Hyacinthe. Par Monseigneur, L. Z. Moreau, ptre, Secrétaire. » De 1857 à 1860, c'est monsieur George Stanislas Delorme qui dirige la paroisse. Monsieur Charles Louis Norbert Gauthier est curé de 1860 à 1869; puis c'est monsieur François Michon qui lui succède, en 1869. Monsieur Michel Godard le remplace de 1869 à 1871. Vers la fin de l'année 1871, arrive monsieur Louis Magloire Deschamps. C'est pendant son séjour que les paroissiens construiront une nouvelle église, une sacristie et un presbytère dont ils seront très fiers. Dès le 25 décembre 1874, les marguilliers anciens et nouveaux avec les francs-tenanciers de la paroisse autorisent un ancien marguillier, monsieur Michel Bessette, à faire l'acquisition, au nom de la Fabrique, d'un terrain situé près de la chapelle pour la construction d'une nouvelle église. Le 4 mai suivant, on procède à l'élection de quatre syndics responsables du programme de la construction; il s'agit de : Joseph Jetté, François-Xavier Gilbert, Antoine Senécal, Charles Pratte et un peu plus tard, Antoine Audet. Monseigneur Antoine Racine, premier évêque de Sherbrooke, procède à la bénédiction de la pierre angulaire le 27 juillet 1876 et à la bénédiction de l'église entière le 3 octobre 1878. Voici ce que Monseigneur Racine écrit dans les registres des Actes de délibérations de la paroisse :
Le trois novembre 1906, monsieur Louis Magloire Deschamps décède à la paroisse et monsieur Antonio Lebel lui succède en 1907. La même année, monseigneur Paul Côté, p.d., est nommé curé. Il dirigera la paroisse durant 20 ans. Monseigneur Côté agrandit les transepts de l'église. Monsieur Joseph Gendron, maçon, dirige tous les travaux d'agrandissement. Le 4 juillet 1909, monseigneur Paul Laroque, deuxième évêque de Sherbrooke, procède à quatre ordinations dans l'église de Bonsecours. Il s'agit de: l'abbé Joseph Hormidas Chabot, l'abbé Raoul Dubé, l'abbé Stanislas Xavier Gosselin et l'abbé Alphonse Desjardins Richard. Le 5 mai 1914, on procède au baptême de la cloche. Cette cloche pesait 2360 livres et fut baptisée « Mrg Laroque ». Son parrain, monsieur Georges Bolduc, sera maître de chapelle durant 29 ans à Bonsecours. Monsieur Henri Josaphat Coiteux succède à monseigneur Paul Côté en 1927. Vers les années 1929 - 1930, monsieur Joseph-Adélard Boisvert, construit le presbytère actuel, maçonnerie et plâtre inclus; il fait don d'une partie de son travail à la Fabrique. Avec le bois réchappé de l'ancien presbytère, on construit une salle paroissiale près du presbytère actuel. En même temps, monsieur Coiteux s'occupe de transférer l'ancien cimetière situé proche de l'ancienne chapelle au lieu actuel. Monsieur Georges Bolduc, notable de la paroisse, construit le calvaire actuel. Monsieur Joas Jetté en défraye le coût en mémoire de ses parents qui sont enterrés sous le calvaire avec 3 anciens curés exhumés du cimetière des prêtres: messieurs Deschamps, Lebel et Côté. En 1938, monseigneur l'évêque nomme monsieur Roch Eugène Marie Poitras pour succéder à monsieur Coiteux, récemment nommé à Sainte-Bibiane de Richmond. Monsieur Poitras est un homme vigoureux et actif. Aussi ne manque-t-il pas de souligner avec faste le centenaire de la paroisse en 1940. Les fêtes du centenaire sont célébrées durant trois journées: 31 août, 1er et 2 septembre; elles sont précédées d'une grande kermesse de quatre jours qui se déroule sous une immense tente élevée près de l'église. En 1945, monsieur Euclide Rousseau est nommé curé pour remplacer monsieur Poitras qui fondera la paroisse Saint-Jean-Bosco à Magog. La paroisse de Bonsecours a toujours été fière d'avoir donné au diocèse de Sherbrooke son troisième évêque en la personne de monseigneur Alphonse-Osias Gagnon. Son père est Maxime Gagnon et sa mère Éloïse Vaillancourt. Ordonné prêtre le 8 juillet 1883, il est sacré évêque le 29 juin 1923. Élu évêque de Sherbrooke le 23 juin 1927, il est intronisé le 29 septembre de la même année. Monseigneur Gagnon décède le 12 février 1941 à l'âge de 80 ans. La même année, à Bonsecours, monseigneur Desranleau procède à la bénédiction d'une croix au lieu même de la naissance de monseigneur Gagnon. Monsieur Euclide Rousseau construit un couvent en 1949 pour les enfants de Bonsecours. On raconte que le curé désire tellement son école qu'il va lui-même faire la coupe de bois chez les cultivateurs de la paroisse. Puis c'est l'arrivée de monsieur l'abbé Laetaré Vaillancourt en 1958. Monsieur Vaillancourt ne demeure qu'une année à la tête de la paroisse et cède la place à monsieur l'abbé Gabriel Morin en 1959. En 1960, monseigneur Cabana procède à la consécration de l'église de Bonsecours: LA SEULE ÉGLISE DE MARBRE DANS LA PROVINCE.
En 1962, monsieur l'abbé Gabriel Morin est remplacé par l'abbé Gérard Beauregard. Puis c'est la catastrophe. « L'ÉGLISE DE BONSECOURS EST DÉTRUITE PAR LE FEU ». Voilà ce que titrait la Voix de l'Est, du jeudi 28 mai 1964. « D'après les paroissiens, l'incendie aurait débuté vers 3 h 30 de l'après-midi au moment où la foudre serait tombée sur le toit de la vieille église construite à l'extérieur de marbre calcaire et à l'intérieur de bois. MM. Marcel Roberge, André Archambault et quelques paroissiens se sont même rendus dans le grenier de l'église avec des extincteurs chimiques pour combattre l'élément destructeur ... mais peine perdue. » L'incendie de l'église de Bonsecours fut une perte irremplaçable. Malgré la catastrophe, il faut continuer à vivre. En 1964, monseigneur Georges Cabana nomme monsieur l'abbé Robert Marcoux pour relever le défi de construire une nouvelle église. Dès son arrivée, monsieur Marcoux s'attelle à la tâche. Le 21 août 1966, le même monseigneur Cabana bénit le nouveau temple édifié grâce à la générosité des paroissiens et de son pasteur. Monsieur l'abbé Marcoux dirige la paroisse durant 20 ans. Le 3 août 1984, monseigneur Jean-Marie Fortier nomme l'abbé Roland Lebeau pour succéder à monsieur Marcoux. À l'arrivée du nouveau curé, les marguilliers, avec l'aide des paroissiens, font un ménage à l'intérieur et à l'extérieur du presbytère. Tous les plafonds, les murs, les boiseries et les planchers sont rafraîchis. À l'extérieur, le toit est goudronné, la galerie, les fenêtres et les corniches sont repeintes. Infatigables, les marguilliers et les paroissiens continuent les rénovations. Au mois de décembre 1984, avec l'aide précieuse de monsieur Arthur Boisvert, on installe un autel du Saint-Sacrement. Cet autel en marbre noir est un don de la paroisse Saint-Isaac-Jogues d'Asbestos. Pour compléter l'autel, les chevaliers membres du 4e degré des Chevaliers de Colomb de la paroisse font cadeau d'un tabernacle. En 1988, en prévision du 150e anniversaire de la paroisse, les marguilliers et toute la communauté décident de faire la rénovation du choeur de l'église. Pendant ce temps le curé s'entoure de collaborateurs. Le 5 novembre 1988, c'est la fondation de Conseil paroissial de pastorale ( C.P.P. ) qui a pour objectif de seconder le curé dans son rôle de pasteur. C'est le pendant pastoral du Conseil de Fabrique qui aide le curé dans son rôle d'administrateur de la paroisse. Puis vient la mise sur pied des comités de liturgie et de la pastorale scolaire. Le chant liturgique a toujours occupé une place importante dans la communauté Notre-Dame-de-Bonsecours. Dans des notes dictées à un journaliste par madame Rose-Alma ( Joseph ) Sicotte, en 1947, on retrouve que « le premier chantre de Bonsecours est monsieur Charles Tessier, du temps de monsieur le curé Deschamps, en 1871 ... » Par la suite on se souvient de messieurs Octave Tessier ( fils de Charles ),Napoléon Deschamps, Joseph Marchessault et Sylvani Compagnat qui sont chantres ou maîtres-chantres. Madame Alphonsine ( Napoléon ) Deschamps est la première femme à toucher l'orgue. En 1918, Léopold Tessier ( petit-fils de Charles ) prend la relève. En 1940, la paroisse fait l'acquisition d'un orgue Casavant; monsieur Léopold Tessier en joue jusqu'en 1964. Le choeur de chant, exclusivement masculin à ce moment-là, se compose de messieurs, Jean-Marie Benoit, Romain Boudreau, Omer-Chérie Bolduc, Adrien Bouthillette, Léon Bouthillette, Alfred Casavant, Lodias Corbeil, Paul-Émile Corbeil, Joseph David, Ubald Desmarais, Lionel Dulude, Benoît Gagnon, Gérald Goyette, Antonio Perras, Fernand Plante, Fernand R. Plante, Alcidas Rivard, Alphide Roberge et Rosario Sicotte sous la direction de monsieur Georges Bolduc, maître-chantre de 1935 à 1964. On nommait maître-chantre celui qui dirigeait les chantres les dimanches, les jours de fêtes d'obligations, aux funérailles et qui chantait les vêpres et les grand-messes sur semaine. De 1938 à 1945, durant les mariages et certaines cérémonies religieuses, le chant est exécuté par Suzanne Lussier, Paulette Claire et Aline Jauron, Evelyne Côté, Aldéa Dulude, Jésuette Beauregard, Cécile et Gertrude Brodeur. Mademoiselle Jeanne D'Arc Allaire les accompagne à l'orgue. De 1949 à 1965, la relève du chant est assurée par Isabelle Dupont, Lucienne Blanchard, Josette Lussier, Laure Plante, Lucille, Laurette et Lawrence Corbeil, Gisèle et Hélène Bolduc, Agathe Côté, Lucille et Lucienne Tessier, Gilles Ménard, Ida Goyette, Irène Plante et Jacqueline Simoneau. Jacqueline Plante les accompagne à l'orgue. Durant l'hiver 1938 - 1939, nos chantres suivent des cours de chants grégoriens à Laurenceville sous la direction de monsieur l'abbé Jean-Charles Bourget, curé de Sainte-Anne-de-la-Rochelle. Après l'incendie de l'église, le 27 mai 1964, le chant est interrompu pendant un certain temps. À l'automne 1966, Fernand Plante, aidé de soeur Imelda Lemieux, fonde une chorale mixte avec monsieur Omer-Chéri Bolduc à l'orgue. Les chants sont maintenant en français. Les personnes qui prennent une part active à cette chorale, tout en suivant des cours de chant à Magog avec l'abbé Marc-André Poulin, sont principalement: Angèle et Gérard Berger, Donat Berthelette, Rolande Bolduc, Simone et Adrien Bouthillette, Bernard Corbeil, Cécile et Lionel Dulude, Alice et Conrad Gagnon, Irène Laliberté. Jésuette Perras, Thérèse Royer auxquels se joignent pour des circonstances particulières, Diane Corbeil et Francine Royer. Après le décès de Fernand Plante en 1974, soeur Imelda continue à diriger jusqu'à son départ de Bonsecours. Pendant quelques années, des groupes se forment temporairement pour souligner la période estivale, Noël ou les évènements importants de la vie religieuse. Souvenons-nous de Denise Bouthillette qui dirige le chant pendant cinq années. Puis, la direction de la messe de minuit est assurée successivement par Jeannine Choinière, Jean-Paul Lebeau, Jacqueline Plante et Florian Gagnon. Au cours de l'année 1983, une chorale se forme pour chanter la messe du dimanche et de la fête de Noël. Le 11 janvier 1984, la chorale se donne un conseil d'administration sous la présidence de Jeannine Choinière ( janvier à mars ) puis de Gilberte David ( mars à septembre ), Françoise F. Archambault accède à la présidence en septembre 1984. Durant cette année, le chant est assuré par la chorale à la messe du samedi soir. Conformément à une proposition adoptée à l'assemblée générale du 2 octobre, à l'avenir la chorale chantera à la messe du dimanche. En s'accompagnant à l'orgue, Céline Champigny chante à la messe du samedi soir. Le 6 avril 1986, le groupe sera institué en corporation sous la dénomination sociale « Chorale Notre-Dame-de-Bonsecours inc. » À ce moment les administrateurs sont: Françoise F. Archambault ( présidente ); Mariette Maurais ( vice-présidente ); Edgar Belhumeur ( secrétaire ); Chantal G. Duplessis ( trésorière ) et Monique R. Gagnon ( conseillère ). Ces dernières années, les choristes ont connu plusieurs directeurs musicaux: Jeannine Choinière en 1983 - 1984; Céline Champigny en 1984; Florian Gagnon de 1984 à 1988; Bertrand Gagner d'octobre 1988 celui-ci agissait déjà comme directeur suppléant à l'hiver de 1986 et à celui de 1987. À l'orgue nous retrouvons tour à tour Céline Champigny, Hélène Lussier, Édith Lussier, Jacqueline Plante et en 1990 Isabelle Laporte. Faute de candidats, les directeurs musicaux ont dû se débrouiller sans organiste pour des périodes plus ou moins longues. Une contribution à souligner est celle de Diane Bélanger, soliste, qui prête sa voix lors de certaines cérémonies de 1985 à 1987. Depuis 1987, la Chorale Notre-Dame-de-Bonsecours est invitée à chanter chaque année à la fête de Sainte-Anne-de-la-Rochelle. L'assemblée générale du 29 septembre 1988 confie l'administration de la chorale pour l'année 1988 - 1989 à Chantal G. Duplessis ( présidente et trésorière ), Bernadette Berthelette ( vice-présidente ), Andréa B.-Gagnon ( secrétaire ), Réal Jodoin et Bernard Corbeil ( conseillers ). Quinze à trente choristes se partagent les pupitres de soprano, ténor, basse et pour certaines occasions, alto. Ils répètent une fois la semaine. Parmi ces choristes un groupe se forme selon la disponibilité de chacun pour chanter les funérailles. Dans des cadres différents, les membres se rencontrent, échangent, se divertissent et chantent à l'occasion des fêtes paroissiales, de la Saint-Jean, de Noël, des sucres, de soirées récréatives, du pique-nique annuel, etc. Et pourquoi ne pas s'offrir une pièce de théâtre ou un concert à l'occasion ? Pour parodier la chanson de Gilles Vigneault: « Gens de Bonsecours, c'est votre tour, de vous laisser parler d'Amour ... »
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« Notre démarche ne cesse de dépasser ( le passé ), mais il est comme le soleil qui par derrière, ne cesse de l'éclairer » ( Lavelle ). ![]() ÉPOQUE 1840 - 1872
Durant ces premières années de colonisation, notre monde scolaire, comme organisation structurelle, était
inexistant. Donc, en général, la plupart des jeunes recevaient de leurs parents, les notions essentielles
pour se débrouiller et faire face à l'avenir d'une façon convenable. Quelques parents plus fortunés
engageaient une personne plus instruite, de leur entourage, pour donner des cours à leurs enfants.
( Alphonse-Raymond Bombardier op. cit. P. 176 )
En 1801, c'est l'Institution Royale: les écoles relèvent directement du Gouverneur. - 1829, les contribuables choisissent des Syndics. - 1841, élection de Commissaires. - 1843, établissement des Corporations scolaires. Notre corporation scolaire est la « Township de North Stukely ». Avant l'année 1844, il existe une maison d'école à Stukely dont on ne connaît pas le site. À cette date les commissaires Calixte S. Gigon et Henry Lawrence mentionnent l'achat d'un terrain avec école attenante. - 1852, la Corporation est présidée par Michel-Adrien Bessette et les commissaires sont: Léon Ducharme, Louis-Pascal Tessier et Gabriel Tessier. Cette même année, Charles Tessier vend un terrain, environ six louis, pour bâtir une école au Rang 8 ( village ); la construction coûtera une trentaine de louis. - 1852, il existe une école dans le Rang 10 et le Rang 11, là où se sont installés nos pionniers. - 1872 - 1878, Charles Tessier préside la Corporation; les commissaires sont: Jean-Baptiste St-Pierre, Antoine Sénécal, Thomas Lemay et François Guilbeault. On retrouve dans leurs minutes le salaire des institutrices: 1872 ( 90$ ), 1879 ( 95$ ), 1889 ( 100$ ), 1890 ( 110 $ ). On trouve dans les écrits des minutes de 1872 que monsieur Cyprien Loiselle donne un terrain situé au coin du Rang 6 et du Rang A pour construire une école. Combien de temps a-t-elle été utilisée ? ... A-t-elle été construite ? Aucune réponse dans les documents disponibles. Les présidents suivants succèdent à Charles Tessier: Charles Ruel ( 1878 - 1879 ), Charles Gendron ( 1879 - 1883 ), François Desmarais ( 1883 - 1884 ), Louis Boisvert ( 1884 - 1887 ), Eustache Courville ( 1887 - 1889 ( et Fermont Lespérance ( 1889 - 1890 ). PÉRIODE 1890 À 1930 La corporation scolaire est active. Vers les années 1900, chaque rang possède son école soulignant ainsi l'importance accordée à l'instruction. Après avoir bâti toutes ces écoles, la Corporation trouve le financement ( gouvernement et contribuables ) pour l'entretien et l'engagement des institutrices. L'enseignement est suivi par une double visite annuelle d'un inspecteur qui est chargé de faire appliquer les programmes d'étude du Ministère. Il doit donner un rapport écrit à la Corporation locale. Certains noms d'inspecteurs d'école: J. E. Genest Labarre, J. Curot, Camille Girard, Cléophas Gagnon, Lionel Marquis, Robert St-Laurent, Antoine Audet, Eddy Dessureault, Louis-Phillipe Lacroix, Gérard Perreault, et François Trépanier. Pendant quelques années, les commissaires accompagnaient l'inspecteur dans ces visites. C'était l'occasion de distribuer des prix ( aux frais des municipalités ). La moitié de ces prix devait être des livres canadiens afin d'encourager les auteurs de chez nous ( par décret du département de l'Instruction publique, 1926 ). La tâche d'inspecteur est abolie en 1965. On chantait l'hymne national, « O Canada », dans toutes les écoles. Présidents de 1931 au 30 juin 1972 ( fin de la Commission scolaire de Bonsecours): Onézime Thibault ( 1931 ),Joseph Therrien ( 1938 ), Omer Monast ( 1945 ), Romain Boudreau ( 1953 ), Alcide Jeanson ( 1954 ), Benoit Gagnon ( 1956 ), Sylvio Archambault ( 1960 ), Conrad Simonneau ( 1961 ) et Gérard David ( 1965 - 1972 ). Quelques-uns des secrétaires scolaires: Georges Bolduc, Alexandre Dufour et Lionel Fleurant. Dans les années « 40 », chaque école porte un nom différent: Notre-Dame de la Paix, Notre-Dame-de-Fatima, Notre-Dame-des-champs, Notre-Dame-du-Saint-Sacrement, Notre-Dame-des-neiges, Saint-Michel, etc. - 1947: demande d'un octroi de 30 000 $ pour bâtir une école complémentaire de trois salles de classe. - 1948: réussite de la corvée dirigée par monsieur le curé Euclide Rousseau pour la construction de la nouvelle école du village qui sera érigée par Ovila Bolduc et ses trois fils. Grâce aux démarches fructueuses du député Hector Choquette, la Commission scolaire obtient un octroi de 20 000 $. Ce bel édifice, couvent « Notre-Dame-de-Bonsecours, est béni en août, l'année suivante. - 1949: arrivée des Religieuses de Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe: Sr Thérèse-des-Anges, directeur ( 1 - 2 - 3e année ); Sr Marie-du-Saint-Esprit, musicienne ( 12 élèves ); Sr Imelda-du-Saint-Sacrement ( de 4e à 8e année ) et Sr Émile-du-Sacré-Coeur. Des neuf écoles de la paroisse: une, celle du bas du Rang 11 ( Route 243 ), devient la propriété de la Municipalité de Lawrenceville ( 1951 ); une autre, no 8, est fermée ( 1954 ); puis une autre, no 2, ferme aussi ( 1956 ). - 1954: la Commission scolaire de North Stukely devient la Commission scolaire de Bonsecours. En cette même année débute le transport scolaire et la gratuité des manuels. - 1958: fermeture de toutes les écoles restantes et construction d'une annexe au Couvent ( l'école actuelle de Bonsecours ). Que sont devenues nos écoles de rang ? La plupart sont des résidences: celle du village, achetée par William Dulude ( Albert Choinière ); celle de La Grande-Ligne, par Charles Robidoux ( Keith Woodrow ); celle du Rang 11, par Marcelin Roberge et déménagée au village ( Fernande Roberge ); celle d'Orford, déménagée à la Base Plein Air de Jouvence ( Le Foyer ); celle du rang A, démolie; celle du Rang 5, déménagée à Warden ( résidence ); celle du centre, déménagée plus loin sur la Route 220 ( résidence ); celle du Rang 10 ( résidence, n'existant plus aujourd'hui ). En regroupant la clientèle scolaire au village, deux circuits d'autobus assurent le transport des élèves. Liste des chauffeurs d'autobus scolaire: Robert Plante ( 1954 - 1957 ), Paul Lemay ( 1957- 1987 ), Roméo Deschamps, Émile Berthelette ( 1958 - 1961 ), Henri Picotte ( 1965 - 1975 ), Léonard Berthelette ( 1958 - 1961 ), Omer-Chéri Bolduc ( 1961 - 1975 ), Alcide Berthelette ( 1975 - 1984 ), Michel Duplessis ( 1984 - 1986 ), Maurice David ( 1988 - 1989 ), André David ( 1987 ... ). Le poste de directeur-trice d'école est crée en 1949 ( responsable de l'organisation matérielle et pédagogique ): des religieuses assument ce poste de 1949 à 1973; Albert Roy, de 1973 à 1976; Rénald Samson, de 1976 à 1984; Richard Paquette, de 1986 à 1988; Colette Cardin de 1988 à ----; Paul Lessard de ---- à ce jour. Liste des concierges: Émile Berthelette ( 1955 - 1967 ), Arthur Massé ( 1967 - 1974 ), Lionel Baril ( 1974 - 1982 ), Roger Chaput ( 1982 - ____ ), _______________ ( ---- - jusqu'à ce jour ). Entre 1950 et 1960, les élèves dirigés par les religieuses, participent aux mouvements diocésains suivants: Cercle des jeunes naturalistes, Jeunesse étudiante catholique, Croisade eucharistique, Ligue missionnaire, Dominique Savio, Cadre du Sacré Coeur et Coeur-Joie. De 1965 à 1970, Jeunesse en marche: Vire-Vent, Jade et Youppi, qui devient en 1973: Amigo et Amisol. En 1972, les parents d'élèves forment un « Comité d'école » qui aide au bon fonctionnement scolaire. Depuis 1988, les parents s'occupent de la bibliothèque centrale. NOUVELLES COMMISSIONS SCOLAIRES Le 1er juillet 1972, la Commission scolaire de Bonsecours ainsi que celles des municipalités de Lawrenceville, Sainte-Anne-de-la-Rochelle, Béthanie, Saint-Joachim et Waterloo se regroupe pour former la nouvelle Commission scolaire de Waterloo qui dispense l'enseignement préscolaire ( ce qui signifie l'ouverture de maternelles pour les enfants de 5 ans ) et primaire aux enfants de toutes ces localités. Le 1er juillet 1987, c'est l'intégration des Commissions scolaires primaires de Waterloo et de Granby ainsi que la Commission scolaire régionale Meilleur pour former l'actuelle Commission scolaire des Cantons. Bonsecours est représenté dans ces formations par: Gérard David, commissaire et président ( 1974 - 1986 ), Charles Fontaine, commissaire ( 1986 - Nous tenons à rendre hommage à toutes ces religieuses qui ont enseigné à Bonsecours de 1949 à 1987: Sr Thérèse-des-Anges, Sr Marie-du-Saint-Esprit, Sr Imelda-du-Saint-Sacrement, Sr Émile-du-Sacré-Coeur, Sr Anne-du-SacréCoeur, Sr Françoise-de-Lisieux, Sr Marguerite-Marie, Sr Élizée-du-Carmel, Sr Saint-Armand, Sr Catherine-de-Ricci, Sr Saint-Dominique, Sr Thérèse-de-Normandie, Sr Joseph-de-Nazareth, Sr Omer-Marie, Sr Saint-Gabriel-de-la-Vierge, Sr Marie-Ange, Sr Sainte-Séraphine, Sr Saint-Évariste, Sr Saint-Damase, Sr Saint-Rodrigue, Sr Saint-Florian, Sr Simone Poulin, Sr Gemma Blanchette, Sr Juliette Vadnais, Sr Marguerite Lauzière, Sr Imelda Lemieux, Sr Mélina Capistran, Sr Jacqueline Chabot, Sr Saint-Tharsicius, Sr Saint-Zéphirin, Sr Saint-Ambroise, Sr Marguerite-de-l'Eucharistie, Sr Monique-du-Sauveur, Sr Élisabeth-du-Carmel, Sr Marie-André, Sr Marie-des-Neiges, Sr Saint-Martin, Sr Du-Saint-Nom-de-Marie, Sr Louis-de-Montford, Sr Saint-Benoît, Sr Mecthilde, Sr Luce Chapdelaine ( F.C.S.C. ) et Sr Laurencia Nadeau ( 1970 à 1987 ), dernière occupante du couvent. Isolée dans son école, l'institutrice d'autrefois donnait science et éducation. Elle animait tous les cours de toutes les divisions. Les parents exigeaient en plus qu'elle ait une conduite exemplaire. Cette tâche s'appelait une vocation, aujourd'hui c'est une profession. Ce qui relie le passé au présent est, sans doute, le souci qu'ont toujours eu les enseignants d'instruire et d'éduquer les jeunes afin de les préparer le mieux possible à faire leur place dans la vie. Quelques noms parmi le « millier » d'institutrices de Bonsecours, de 1877 à 1900: Martine Manseau, Alphonsine Gauthier, Hélène Proulx, Marie Vauthier, Georgina Compagna, Émilice Potvin, Arzélie Desmarais,. De 1900 à 1990: Albina Corbeil, Maria Lessard, Gabrielle Marchessault, Léontine Deschamps, Marie Couture, Éva Plante, Emma Plante, Amanda Simoneau, Blanche Bousquet, Georgianna Boissé, Albina Archambault, Alexina Berthelette, Clara Archambault, Céline Berthelette, Amanda Gendreau, Yvonne Lapalme, Béatrice Boissé, Rose-Anna Plante, Florina Lemay, Georgianna Lapierre, Jeanne Beauregard, Juliette Arpin, Délicas Monast, Alberta Rivard, Alberta Casavant, Adrienne Vel, Thérèse Petit, Marie-Ange Lagrandeur, Armandine Jeanson, A. David, Amanda Plante, Alice Gariépy, Alberta Gagnon, Euphémie David, Marie-Louise Gagnon, Exélina Pigeon, Rosianne Simard, Lucienne Gravel, Cécile Robert, Bertha Gagnon, Hélène Bourassa, Corine Côté, Marguerite Côté, Hermine Gravel, Élisabeth Gravel, Éla Roberge, Alice Richer, Maria Berthelette, Nillia Champagne, Hélène Brodeur, Simone Gagnon, Jeanne-Thérèse Corbeil, Noëlla Compagnat, Noéma Bourgault, Claire Simard, Jeanne Sirard, Zélia Beaudoin, Gertrude Brodeur, Thérèse Perras, Marie-Anna Berthelette, Adonise Brodeur, Gaétanne Millette, Françoise Corbeil, Éva Lapierre, Cécile Millette, Victoire Bélisle, Lucille Gagnon, Bernadette Gagnon, Simone Bouthillette, Aurore Jeanson, Gabrielle Marini, Jeannine Plante, Isabelle Proulx, Thérèse Gagnon, Marie-Flore Proulx, Jeannine Millette, Bibianne Martin, Madelaine Hamel, Laurette Côté, Pierrette Dupont, Lucille Dupont, Jacqueline Plante, Madelaine Beauregard, Huguette Bolduc, Gisèle Dufort, Pauline St-Germain, Jacqueline Simoneau, Monique Boissé, Jeanne Côté, Rita Beauregard, Lucile Corbeil, Gisèle Boudreau, Marie-Claire Casavant, Gisèle Roberge, Pauline Dussault, Diane Massé, Diane Gagné, Sr Hélène Pouliot, Lucie St-Pierre, Andréa Bouchard-Gagnon, Céline Binette, Ghyslaine Lussier Chabot, Louise Maurice et Jeannine Roger; instituteurs: Richard Durocher, André Junkersdorf et Paul Lessard. Que de personnes sont oubliées dans cette liste ! Les recherches prouvent que pendant plusieurs années les minutes des commissaires ne mentionnent pas les contrats d'engagements des professeurs. En parcourant ces lignes, les souvenirs de nos jeunes années vécues à Bonsecours surgissent nombreux dans notre mémoire: longues marches pour faire le trajet de la maison à l'école, premiers succès, premières peines, « tours amusants », joyeux compagnonnage, etc. La jeunesse actuelle écrit son histoire d'une façon différente dans l'ère du modernisme et de la technologie. Les membres de la Commission scolaire se préoccupent de conduire cette barque du monde de l'éducation bers un épanouissement équilibré de toute sa clientèle incluant celle du territoire de Bonsecours. revenir au début
Malheureusement aucun document sur la Municipalité de Bonsecours antérieur à 1905 n'est disponible.
Cependant, certaines recherches ont permis de découvrir des évènements marquants de la vie municipale.
1er JUILLET 1845 - ÉRECTION DE LA MUNICIPALITÉ DE TOWNSHIP DE STUKELY Dans The Gazette du 19 juin 1847, on trouve la division de la municipalité du Township de Stukely en deux municipalité dont l'une sous le nom de LA MUNICIPALITÉ DE NORTH STUKELY, et l'autre de LA MUNICIPALITÉ DE SOUTH STUKELY. Le 21 mars 1905, une motion adoptée à l'unanimité et approuvée par le lieutenant-gouverneur en conseil décrit comme suit le territoire de la Municipalité du canton de Stukely-Nord, savoir: « Commençant à un point situé sur le côté Est du grand chemin connu sous le nom de « Chemin des Monast » sur la ligne de division entre le quatorzième et le quinzième lot, dans le neuvième rang de l'arpentage primitif du canton de Stukely, à l'intersection de la ligne entre les numéros 793 et 794 du plan officiel du canton, avec le côté Est dudit chemin, vers le Sud sur une distance de dix chaînes et vingt-cinq milles jusqu'au côté Sud du chemin de Sainte-Anne; de là magnétiquement Sud dix-huit degrés Est sur une distance de quinze chaînes au côté Sud-Est conduit au septième rang; à angle droit jusqu'au dit chemin sur une distance de une chaîne et cinquante-cinq milles jusqu'au coin Sud-Est d'un emplacement appartenant à Louis Lavigne; de là, quatre-vingt-huit degrés et trente minutes est, sur une distance de vingt-quatre chaînes et trente milles jusqu'au côté est de limites du chemin de fer « Orford Mountain Railway »; de là suivant le côté est dudit chemin en direction Nord-Ouest, sur une distance de trente-deux chaînes; de là, allant Nord quatre-vingt-un degrés et trente minutes Ouest, sur une distance de sept chaînes, jusqu'à la berge de la rivière; de là suivant la rivière dans une direction Sud-Ouest jusqu'à la ligne en bornage Sud du lot numéro 793, du plan officiel dudit canton; de là suivant la ligne en bornage Sud dudit lot et traversant la rivière jusqu'au point de départ; comprenant dans les limites sus-décrites, soixante-huit acres en superficie. La variation de l'aiguille étant treize degrés et quinze minutes, tel que constaté par un arpenteur provincial à Granby au cours du mois de septembre mil neuf cent trois. Lequel territoire tel que suscrit et à être distrait tel que spécifié, ayant déjà été, par résolution antérieure de ce conseil, érigé en municipalité de village, sous le nom de « Municipalité du village de Lawrenceville » soit par les présentes, détaché de ladite Municipalité de Canton de Stukely-Nord, et érigé en municipalité sous le nom de « Municipalité de la Partie Est de Canton de Stukely Nord ». ANNÉE 1905 Assemblée générale tenue le 6 mai 1905 à la salle de Sieur Moïse Chatelle à une heure de l'après-midi et à laquelle sont présents messieurs Léon Laliberté, Louis Boivert, Joseph Gendron, Alfred St-François, Israël Desmarais, Michel Lapalme, Noël Guilbault. Il fut alors proposé par Israël Desmarais, secondé par Alfred St-François que Sieur Léon Laliberté soit nommé maire du conseil municipal de la municipalité rurale Partie Est de Stukely-Nord. Et que G. E. Paradis, notaire public de Lawrenceville, soit nommé secrétaire-trésorier pour la somme de soixante-huit piastres y compris tout ce qu'il y a à faire comme secrétaire. ANNÉE 1906 Le 25 octobre, le secrétaire-trésorier démissionne de son poste pour être remplacé par J. B. Vincent. ANNÉE 1908 En Mars 1908 Théophile Hébert obtient son certificat ( licence ) pour tenir une Auberge moyennant une somme de vingt-cinq dollars. ANNÉE 1910: LIEU DE RÉUNION On tient les réunions municipales à la « Salle Ponton » en raison de 8 $ par année. Le salaire journalier d'un homme seul était d'un dollar par jour et de 3 $ par jour pour un homme avec deux chevaux. 7 AOÛT 1911: VARIOLE ET VACCINATION Proposé par William Dulude, secondé par Jos Gagnon que le conseil passe le règlement no 12 décrétant ce qui suit : 1) À compter de l'entrée en vigueur du présent règlement la vaccination et la revaccination seront obligatoires dans les limites de cette municipalité pour toutes les personnes qui s'y trouveront. 2) En conséquence après 48 heures de l'entrée en vigueur dudit règlement toute personne se trouvant dans la municipalité qui ne pourra pas établir qu'elle a été vaccinée avec succès dans les sept ans précédents, ou qui ne pourra pas établir, par certificat de médecin, qu'elle a été vaccinée sans succès dans les six mois précédents, sera passible d'une amende de cinq dollars et aussi d'une amende additionnelle de un dollar pour chaque jour qu'elle aura omis et omettra de se faire vacciner après le deuxième jour de l'entré en vigueur dudit règlement. 3) Après 48 heures de l'entrée en vigueur dudit règlement, toute personne se trouvant dans la municipalité devra exhiber à l'officier exécutif de l'autorité sanitaire municipale ou à Jpseph Marchessault, lorsqu'elle en sera requise verbalement ou autrement, un certificat d'un médecin dûment qualifié à pratiquer comme tel dans cette province, établissant qu'elle a été vaccinée avec succès ou que la vaccination a été tentée sur elle sans succès dans les délais mentionnés au paragraphe précédent, et chaque refus ou omission de sa part d'exhiber tel certificat lorsqu'elle en sera requise, la rendre passible d'une amende de cinq dollars. 4) Un certificat d'un médecin dûment qualifié à pratiquer comme tel dans cette province, à l'effet que l'état de santé d'une personne ne permet pas qu'elle soit vaccinée et établissant la raison de telle impossibilité s'il est exhibé à l'officier exécutif de l'autorité sanitaire municipale ou à Joseph Marchessault par telle personne lorsque la réquisition ci-dessus lui sera faite et s'il est daté de pas plus de deux mois avant la réquisition aura pour effet d'exempter telle personne de l'application des deux articles précédents. 5) Tout médecin qui donnera sciemment un certificat faux sur les faits sur lesquels il peut être appelé à donner des certificats en vertu des articles précédents sera passible d'une amende de vingt dollars. 6) Toute personne qui n'aura pas les moyens de payer pour se faire vacciner, pourra, en s'adressant à cet effet au conseil et en satisfaisant telle personne de son incapacité de payer, se faire vacciner aux dépens de la municipalité. 7) Les amendes ci-dessus seront recouvrables de la manière prescrite au code municipal. 8) Sont exemptés de la vaccination telle qu'exigée par le présent règlement, ceux qui pourront établir à la satisfaction de l'officier exécutif de l'autorité sanitaire municipale qu'ils ont eu la variole. 5 FÉVRIER 1912 Proposé par Louis Boisvert, secondé par Firmin Boudreau, que Joseph Marcessault soit engagé comme secrétaire-trésorier au prix de 78 $ par année. Il y demeura un mois. Le 4 mars suivant, le conseil engageait M. Louis-Joseph Gagnon à 90 $ par année avec l'obligation de faire tout l'ouvrage. Cette motion fut emportée sur division. 24 JANVIER 1916 Proposé par Joseph Sicotte, secondé par William Dulude, qu'a l'avenir il sera défendu de fumer durant les séances du conseil dans la salle sous peine d'amende d'une piastre pour cause de santé. On accorde un certificat de licence à M. J. M. Proulx pour tenir un hôtel dans cette municipalité. On la lui retire en mars 1917 et on la lui remet en 1919. 17 JANVIER 1920 M. Louis-Joseph Gagnon donne sa démission pour cause de santé. M. Georges Bolduc est engagé à titre de secrétaire-trésorier à raison de 200 $ par année. 1er MARS 1920 Le conseil accorde à Camille Davignon une licence pour la vente de bière, cidre et vin léger. 2 MAI 1921 Règlement no 26 décrétant ce qui suit: Qu'à l'avenir et jusqu'à avis contraire, les élections de maire et de conseillers de cette municipalité se feront au bulletin secret au lieu de vive voix, d'après l'article 290 du code municipal. 1er OCTOBRE 1928 Le conseil autorise le maire à prendre des information auprès de la Southern Canada Limited consernant l'installation d'un système de lumière électrique dans les limites de cette municipalité. 21 OCTOBRE 1930 Le conseil souscrit la somme de 200 $ par année pour dix années consécutives pour l'éclairage à l'électricité des rues du village de cette municipalité. 3 OCTOBRE 1932 On propose que la prière soit récitée à haute voix à l'ouverture de chaque séance du conseil, suggéré par la Cie La Prévoyance. 1er MAI 1939 Signature du contrat entre la Municipalité du canton Stukely-Nord, Partie Est de la Southern Canada Power Co. Limited par le règlement no 51. 5 FÉVRIER 1940 Premier compte de Southern Canada Power Co. Limited: 12,50 $. 13 JUILLET 1942 Règlement no 58: Installation d'un système d'égout pour recevoir les eaux usées et les matières fécales des maisons du village de Stukely-Nord. 5 JUILLET 1943 Le conseil demande un octroi spécial à 75 % au Premier ministre du Québec, l'Honorable Adélard Godbout, pour réparer et reconfectionner d'une manière convenable à la circulation, les chemins de terre et pont dans les limites de la municipalité dont les travaux sont urgents, ceci à cause d'une grave inondation qui a causé pour environ 12 000 $ de dégâts aux chemins. 30 JUIN 1946 Consécration de la municipalité au Sacré-Coeur. À cette date eut lieu la solennité de la fête du Sacré-Coeur-de-Jésus. La cérémonie s'est déroulé le soir dans un magnifique décor. À l'église, M. le curé Rousseau donna une instruction appropriée devant une assistance nombreuse et devant le maire et les conseillers municipaux. La statue du Sacré-Coeur, modèle Montmartre, placée au milieu du sanctuaire, fut bénite et remise entre les mains de M. Wilfrid Tessier, maire, pour la procession à l'extérieur de l'église. Le défilé s'engagea sur la nouvelle rue passant devant le presbytère et la salle paroissiale. Deux petites filles coupèrent le ruban pour signifier l'ouverture officielle de la rue à la circulation. M. Conrad Simoneau portait le drapeau. La statue fut successivement portée par M. le maire et les conseillers. Elle fut déposée dans la salle municipale sur la console préparée et décorée d'où rayonna du Coeur de Jésus la lumière sur les délibérations du conseil pour le plus grand bien de la paroisse. L'acte de consécration fut lu distinctement par le conseiller Euclide Plante. Grâce à la belle température, la foule chanta longuement des cantiques populaires. La statue du Sacré-Coeur, choisie par le conseiller Amédée Gagnon et payée bénévolement, restera la propriété de ladite municipalité comme témoignage d'honneur. 3 FÉVRIER 1947 Les membres du conseil approuvent et félicitent monsieur Marcel Boivin, député fédéral, pour avoir fait tenir une enquête au ministère des Poste, demandant que les bureaux de poste ruraux soient à l'avenir ouverts durant une heure après la grand-messe le dimanche. 1er MARS 1948 Le conseil municipal demande au lieutenant-gouverneur du ministère des Affaires municipales de faire numéroter les sièges des membres du conseil municipal de la municipalité. Cette demande par le conseil à été acceptée sur division, puisqu'il y eu majorité des voix pour le faire. 5 AVRIL 1948 Adoption de règlement no 65: le conseil demande de tenir ses élections municipales au mois de juillet plutôt qu'en janvier. L'adoption dudit règlement fut en date du 4 août 1948 par le ministre des Affaires municipales. 2 FÉVRIER 1953 Le conseil municipal demande au ministère des Postes, par l'intermédiaire du député, monsieur Marcel Boivin, de changer le nom de notre bureau de poste appelé Stukely-Nord en celui de Bonsecours, Comté Shefford. 4 MAI 1953 Le conseil municipal donne la permission à monsieur Alfred J. Couture de danser à l'hôtel Bowker du village de Stukely-Nord, le samedi jusqu'à 12 heures p.m. À moins qu'il y aurait des plaintes au conseil, la permission ne sera pas suspendue. 4 JANVIER 1954 On demande que le comité des terrains de jeux, dont l'organisation en fait la demande, soit reconnu par le conseil municipal comme étant le seul club local qui existe dans cette municipalité. 7 FÉVRIER 1955 Le conseil passe un règlement interdisant la glissade et la baignade. Il est défendu de glisser, patiner ou jouer dans les rues du village, sur les trottoirs, aux abords de chemin et sur tous les chemins qui appartiennent à la municipalité. Qu'il soit également défendu de glisser, patiner, se baigner au barrage sur le ruisseau qui traverse le village et sur tous les ruisseaux ou rivières qui traversent la municipalité. 4 SEPTEMBRE 1956 Le conseil passe un règlement décrétant que toute personne se baignant dans les eaux publiques, les rivières, étangs, ruisseaux de la Municipalité de Stukely-Nord Partie Est, exposée à la vue des autres personnes, devra porter un costume de bain. Que toute personne traversant ou suivant les rues publiques, avenues, ruelles, parcs publics, devra se couvrir d'une robe de chambre, d'un imperméable ou de tout autre vêtement boutonné et lacé. Nulle personne ne devra se déshabiller et se vêtir d'un costume de bain, si ce n'est dans les maisons ou abris prévus à cette fin, construits sur la plage et ayant des portes ou rideaux afin de se cacher. Il est également défendu de circuler ou de se coucher en costume de bain sur les plages à plus de cinquante pieds de l'eau. Pour les fins du présent règlement, constitue un vêtement indécent, un pantalon « short » trop court au-dessus du genou ou un vêtement trop décolté pour ce qui concerne les personnes du sexe féminin. 3NOVEMBRE 1958 Le conseil municipal demande à la Corporation scolaire de Bonsecours la permission d'occuper la salle construite à l'école centrale pour tenir les séances du conseil municipal. Autorisation accordée. 6 SEPTEMBRE 1960 Le secrétaire-trésorier donne lecture d'une documentation provenant de la Société Saint-Jean-Baptiste, demandant de changer le nom actuel de la Municipalité de Stukely-Nord Partie Est en celui de Municipalité de « Bonsecours ». Étant donné que la municipalité a vendu des obligations au nom de la Municipalité de Stukely-Nord Partie Est, les membres du conseil restent dissidents jusqu'à ce qu'ils aient des renseignements sur la question. 5 JUIN 1961 Les membres du conseil municipal autorisent la Société Saint-Jean-Baptiste à faire les démarches nécessaires pour changer le nom de la Municipalité de Stukely-Nord en « Bonsecours ». 11 AOÛT 1961 Avis public de la municipalité demandant au Département des Affaires municipales de changer le nom de la Municipalité en celui de « Municipalité de Bonsecours ». Ministère des Affaires municipales Avis est par les présentes donné par les soussignés que le lieutenant-gouverneur en conseil a adopté, en date du 18 octobre 1961, un arrêté en conseil à l'effet de changer le nom de la municipalité de la partie Est du canton de Stukely-Nord, comté de Shefford, en celui de « Municipalité de Bonsecours ». Conformément aux dispositions de l'article 48 du code municipal, ce changement de nom entre en vigueur à compter de la publication du présent avis dans la Gazette Officielle de Québec. Bonsecours, 6 novembre 1961. 5 OCTOBRE 1967 Adoption du règlement no 97: pour la construction de trottoirs et la pose de tuyaux d'égouts de surface dans la municipalité de Bonsecours, rues du village. Coût des travaux: 10 000 $. 23 OCTOBRE 1970 La Municipalité de Bonsecours signe une entente pour service d'incendie avec la municipalité du Canton d'Orford. 4 AOÛT 1975 Le conseil municipal décide de faire un relevé technique afin d'attribuer un numéro civique à chaque unité de logement de la municipalité. 11 MARS 1980 Les membres du conseil passent un règlement de construction, zonage pour le territoire de la municipalité. Ce règlement contient 54 articles. 9 JUIN 1980 Projet de règlement no 129: Règlement en vue de la construction d'un garage municipal avec salle municipale et achat d'un camion-citerne et d'une pompe portative pour la municipalité. Cela nécessite un emprunt de 60 000 $. 51 personnes s'opposent à l'adoption dudit règlement, il y aura référendum. Résultat du référendum: En faveur : 38 ( en nombre ) 14 JUILLET 1980 Le conseil municipal adopte un plan des mesures d'urgence en collaboration avec les officiers de la Protection civile du Québec. 11 AOÛT 1980 Dépôt à la table du conseil municipal du rôle « Nouvelle Génération » de la municipalité. La municipalité prend entente avec la Ville de Waterloo, en cas de conglagration pour un service incendie en cas de sinistre majeur. L'entente est toujours maintenue et renouvelable pour des périodes de trois ans. 14 OCTOBRE 1980 Assemblée publiques en vertu de la loi sur la protection du territoire agricole du Québec pour entendre les représentations de toute personne sur la délimitation de la zone agricole. 9 MARS 1981 La municipalité fait une contre-proposition à la Commission de protection du territoire agricole du Québec pour obtenir un plus grand territoire non zoné agricole. 9 novembre 1981 La Corporation municipale de Bonsecours accepte d'acheter le terrain de balle de la Commission scolaire de Waterloo. En vertu de la nouvelle Loi 105, un premier discours du maire est déposé à la table du conseil. 8 FÉVRIER 1982 Une partie du territoire de la Municipalité de Stukely-Sud demande à se faire annexer à la Municipalité de Bonsecours. Les membres du conseil sont favorables mais désirent consulter la population avant de s'engager dans des procédures. 12 OCTOBRE 1982 La Corporation municipale de Bonsecours consent à la requête en annexion d'une partie de la Municipalité de Stukely-Sud comprenant les lots 401 à 426 et 341 à 360. 30 AVRIL 1984 Assemblée publique à tous les propriétaires riverains du système d'égout municipal, dans le cadre de l'assainissement des eaux usées de la municipalité. 3 JUIN 1984 Signature de l'addenda au protocole d'entente entre la Corporation municipale de Bonsecours et le gouvernement du Québec dans le cadre des travaux d'assainissement des eaux usées de la municipalité. Coût total: 319 488 $. 9 JUILLET 1984 La Municipalité de Bonsecours entreprend d'ouvrir elle-même ses chemins d'hiver. 12 AOÛT 1985 Une requête en annexion est faite par la Municipalité de Lawrenceville afin de rattacher une partie du territoire de Bonsecours n'est pas favorable à cette requête. Cependant le ministère des Affaires municipales en a décidé autrement puisqu'il a accepté ladite requête de Lawrenceville. 9 SEPTEMBRE 1985 On autorise le maire et la secrétaire à signer un protocole d'entente entre la Ville de Valcourt et la Municipalité de Bonsecours dans le cadre d'une entente inter municipale en loisir pour trois ans et renouvelable par la suite. Cette entente existe toujours. 15 OCTOBRE 1986 Les membres de conseil municipal approuvent les noms de rues à officialiser pour la municipalité de Bonsecours, préparé par la Commission de toponymie du Québec, à savoir: Rue de l'Église, Rue de Couvent, Chemin Casavant, Chemin Choinière, Rang A, Cinquième Rang, Sixième Rang, Neuvième Rang, Dixième Rang, Onzième Rang, Chemin Malboeuf et La Grande Ligne, 28 AOÛT 1987 Les membres du conseil municipale acceptent le règlement no 139, règlement portant sur les termes de quatre ans pour les élus municipaux, tel que préparé et adopté le 9 février 1987. La Municipalité de Bonsecours engage la firme Steica pour préparer le plan de dézonage municipal et pour l'élaboration du shéma d'aménagement de la municipalité. 9 NOVEMBRE 1987 Le conseil procède à des nominations de responsables à chaque fonction de l'administration municipale. 6 JUIN 1988 On dépose à la table du conseil un rapport sur les coûts en ce qui a trait au transport routier ( chemin d'hiver et voirie ). La municipalité décide de retourner à l'entreprise privée étant donné qu'elle estime plus rentable ce moyen, en ce qui concerne l'ouverture et l'entretien des chemins d'hiver. On accorde la soumission à Excavation Bonsecours inc. le soir même de l'ouverture des soumissions. Cette soumission est valable pour les trois prochaines années. 6 SEPTEMBRE 1988 La Municipalité de Bonsecours adopte un règlement concernant l'installation d'équipements destinés à avertir en cas d'incendie. 7 NOVEMBRE 1988 Les membres du conseil municipal acceptent le logo présenté à la table du conseil. 15 AOÛT 1989 Le conseil municipal adopte un règlement afin de promouvoir la construction de résidences, commerces ou industries dans la municipalité en leur offrant une subvention de taxes foncières. revenir au début
« Ces terres remplies de promesses et de rêves, si chères à nos ancêtres, récompensent
toujours les efforts de ceux qui croient en elles ».
Arrivant par petits groupes, les colons ont un premier souci: aménager un toit pour abriter leur famille. Remplis d'espoir et de courage, ils repoussent la forêt regorgeant d'une diversité d'essences. Arpent après arpent, une ferme prend vie. À pied ou à cheval, sur de longues distances, ces gens transportent instruments aratoires, grains de semences, matériaux divers et animaux. À cette époque, tout comme aujourd'hui, les agriculteurs, naturellement ingénieux, sont de tous les métiers y compris celui de chasseur et de pêcheur. L'analyse des sols est une science inconnue, les traditions s'appliquent en agriculture. Les céréales sont les premières cultures, mais aussitôt que la production laitière est suffisante, des beurreries-fromageries s'installent dans presque chaque rang. Cela facilite le transport du lait ou de la crème par chemins de terre entretenus localement par chaque résident. Les habiles ménagères fabriquent nourriture et vêtements en utilisant les produits de la ferme. Les hommes et les femmes triment dur sur leur lopin de terre, de la « barre du jour » à la noirceur. Ce mode de vie se poursuit jusqu'en 1939. L'ère moderne apporte l'électricité, la mécanisation et les conseillers agricoles. L'amélioration des cultures facilite l'augmentation des troupeaux laitiers chez les Beauregard, Berthelette, Blanchard, Brien, Champigny, Côté, Courtemanche, Dufresne, Gagnon, Lapierre, Lussier, Perras, Robidoux, Tessier, etc. Les petites fromageries ferment. Alors que la production laitière se dirige par camion-citerne vers l'usine de lait nature ou celle des transformations; certains élèvent des bovins de boucherie, d'autres des moutons, quelques-uns font de la culture céréalière ( maïs ). L'exploitation des érablières est importante et les produits de qualité supérieure. On couronne des « Rois » du sirop d'érable et des produits connexes. Actuellement, chaque printemps ramène une activité fébrile dans une quinzaine de « sucreries » installées en majorité sur tubulure. Autrefois, ce travail exigeait une équipe oeuvrant dans les sentiers couverts de neige dépassant souvent la hauteur de la ceinture. Quel merveilleux changement ! Certains fermiers, occupant un autre emploi, donnent une nouvelle vocation à leur terre; c'est le reboisement par la plantation de conifères. Les pionniers ont transmis à leurs enfants, en plus de leur vaillance, un sentiment de continuité. Leur patrimoine se lègue souvent de père en fils. On trouve à Bonsecours, une famille qui cultive la même terre depuis les débuts de la paroisse: 5 générations furent des fermiers et 7 générations ont foulé le sol du lot 15 du Rang 8 ( Route 220 ): La famille Gagnon.
LES MOULINS À SCIE ET À FARINE Les lots des pionniers sont en plein bois. À leur arrivée, des chantiers se dressent partout. Des abris de bois rond sont aménagés. Les billots sont équarris à la hache ou sciées à la main sur la longueur pour obtenir des planches ou des madriers. Les écorces servent à tanner les peaux animales. Une forte proportion du bois abattu est réduite en cendres et transformé en potasse. Bientôt des moulins à scie sont en opération dans les environs. En 1880, monsieur Spenard achète de monsieur Georges Bonnallie un terrain situé au nord du Lac Stukely sur les rives de la rivière qui descend vers les Trois Lacs. Il y installe un moulin à scie et à farine qui fonctionne jusqu'en 1894, année où une débâcle ruine ses installations. En 1896, monsieur Hormidas Boissé construit un barrage sur cette même rivière et reconstruit un moulin à scie; aujourd'hui, ce site est occupé par l'Auberge Jouvence. À l'époque, le moulin est très achalandé; il fournit du travail à une douzaine d'employés et il a un rayonnement jusqu'à Montréal et à Saint-Donat. Il est en opération jusqu'en 1956. Au début du siècle, il existe deux autres moulins érigés le long du cours d'eau à la sortie ouest du village, à proximité du chemin de fer. L'un est un moulin à farine et on y fabrique aussi des bardeaux de cèdre. En 1919, un incendie le détruit partiellement. En 1920, monsieur André Beauregard le convertit en moulin à scie; son fils Joseph-Xavier Beauregard prend la relève jusqu'en 1936, année où le feu ravage complètement l'entreprise. L'autre moulin à scie situé non loin de la gare de North Stukely est utilisé de 1913 à 1918. Il appartient à deux associés: L. Robinson et L. D. Wallace. Vendu à la Bedford Mfg cie, l'attirail est déménagé dans une autre région. BEURRERIES-FROMAGERIES Avec les années, les bûcherons deviennent fermiers. La production de lait crée un besoin de fabricants de beurre et de fromage. Nos recherches nous apprennent qu'au village ( au no 679, Route 220 ) se trouve une beurrerie- fromagerie qui a appartenu aux propriétaires suivants: Pierre Ruel ( 1872 ), Charles et André Ledoux ( 1885 ), Ambroise Gendron ( 1885 - 1888 ), Joseph Vadnais ( 1888 - 1898 ), Joseph Lefebvre ( 1898- 1899 ), Alex Gouin ( 1899 ), Hormidas Boissé ( 1899 - 1906 ), Jean-Baptiste Vincent ( 1906 - 1911 ), Andrew Kempt, Joseph Alvarez Girard ( 1933 ) Euclide Pigeon ( 1933 - 1937 ), Adrien Dupont termine la série de ( 1937 - 1947 ), fermeture. Faisant partie de la paroisse, de 1884 à 1924, en haut de la côte Bonnallie, sur l'ancienne route, dans une bâtisse à trois logements, se trouve une beurrerie-fromagerie qui a été exploitée entre autre, par monsieur A. Cadieux. Au coin de l'actuel Rang A et de la Route 220, a existé une autre beurrerie-fromagerie dont voici les propriétaires: François-Xavier Plante ( 1894 - 1905 ), Hormidas Simoneau ( 1905 - 1907 ), Georges Langlois ( 1907 - 1915 ), Georges Bolduc ( 1915 - 1920 ), Laurent Rocheleau ( 1920 ), George Bolduc ( 1920 - 1925 ) ( reprise ), Ernest bonneau ( 1925 - 1926 ), J. Esdras Guillotte ( 1926 à sa fermeture ). Dans le Rang 5, monsieur Louis Fleurant Achète un terrain de monsieur Télesphore Gaucher; il y opère une beurrerie-fromagerie de 1910 à 1924. Au coin du Rang 11, dans La Grande-Ligne, en 1914, monsieur Joseph Chicoine possède une beurrerie- fromagerie. Il déménage ses machineries au village de Racine en 1924. revenir au début
En 1840, il y a déjà un bon nombre de personnes installées à Stukely-Nord ( Bonsecours ). Quelle que soit
leur occupation, la majorité des citoyens possède une terre qui complète leurs revenus.
Les recherches à différents endroits ( les premiers colons transigent dans plusieurs villes ) indiquent des noms qui servent à la compilation des métiers ou des professions qui suivent. LISTE DES MARCHANDS - 1842, Calixte C. Gigon, sur le lot 21, du Rang 8 ( au village ) est marié à Marie-Victoire Davignon, fille du docteur Davignon qui est établi sur le lot 25, aujourd'hui l'emplacement de l'Abattoir Tessier ( Route 220 ). En 1848, monsieur Gigon est maître de poste. Le 30 octobre 1850, il vend trois arpents de front de son lot. Le 7 mai 1851, par l'acte no: 147, du notaire Charles Têtu de North Stukely, il s'engage, pour trois ans, comme apprenti-arpenteur pour Olivier Wells, arpenteur de Granby. Ce monsieur Wells exécute plusieurs travaux dans notre région. Par la suite, monsieur Gigon devient agent de commerce et vit à Montréal. Le 6 mars 1854, Calixte C. Gigon, par acte notarié, nomme Joseph Sifroi Boudreau procurateur des biens et terres qui lui restent dans Stukely-Nord. Il revient lors du décès de son beau-père, le docteur Louis Davignon dont il hérite de la demie du lot 25 du Rang 8, soit 100 acres de terre. Autres marchands,
Poursuivant la série; un magasin général est situé au coin de la Route 220 et la rue De l'Église, les propriétaires sont;
Au no 562 actuel du village ( Route 220 ),
Joseph Marchessault est marchand de 1899 jusqu'à son décès en 1922 ( fermeture ). Voisin ouest du magasin Marchessault ( terrain vacan actuel ) se succèdent les marchands suivant:
Au no 636 actuel du village ( Route 220 ) d'autres marchands se succèdent:
Au no 597 actuel du village ( Route 220 ) autres marchands:
Au no 627 actuel du village ( route 220 ):
Au no 548 actuel du village ( Route 220 ):
LISTE DES MÉDECINS
NOTAIRE
LISTE DES FORGERONS
Au no 548, Route 220, actuellement magasin Kayak, se succèdent les forgerons suivant:
LISTE DES CORDONNIERS
LISTE DES MENUISIERS
BOULANGER
HUISSIER
LISTE DES MAÎTRES DE POSTE
DÉPUTÉS
SERVICE ROUTIER
CHEMIN DE FER
LE TÉLÉPHONE
L'ÉLECTRICITÉ
ACTIVITÉS MINIÈRES
ABATTOIR TESSIER ET FRÈRES
LE CAMPING MAILHOT
LA CAISSE POPULAIRE DE NOTRE-DAME DE BONSECOURS
LE CAMP JOUVENCE
LES DISTRIBUTION DUPONT ( 1983 ) INC.
EXCAVATION BONSECOURS inc.
FORAGE ANDRÉ GAGNON INC.
GARAGE C. LUSSIER inc.
L. BERTHELETTE, TEXACO
MAGASIN GÉNÉRAL MARCEL LUSSIER
LEMAY OUTILLAGE inc.
SALLE LE RHUM ANTIC
LA MAISON DU 3em ÂGE
SOCIÉTÉ ANDRÉ ET YVES ARCHAMBAULT
SOCIÉTÉ D'EXCAVATION ORFORD S.C.C.
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Ce qui termine l'histoire tel que raconter dans l'album du 150em anniversaire de notre paroisse.
Depuis 1990, les gens d'affaires de chez nous ne cesse d'augmenter avec une population toujours grandissante et fleurissante, que vous pouvez vous-même constater en visionnant la page affaire de ce site.
L'album du 150em à été réalisé grâce à des gens de chez nous et Achevé d'imprimer sur les presse de Gauvin & Associés pour le compte des Éditions Louis Bilodeau & Fils Ltée, le vingt-neuvième jour du mois de novembre mil neuf cent quatre vingt-neuf.
| Réjeanne |